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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Je suis seule. Je suis allongée sur le tapis, vautrée devant la cheminée.
Une bonne flambée me chauffe les reins.
J’ai froid pourtant. Je suis nue devant les flammes.
Mes mains voudraient chercher mon sexe et le caresser. Elles ne le peuvent pas..
Je geins doucement.
Je m’étire, autant que les liens qui me serrent me le permettent.
Je suis bien.
J’aime les liens, les cuirs, les chaînes…, mais je n’ai personne pour me les poser.
Ceux qui me serrent les poignets ne m’emprisonnent pas vraiment : quelques secondes et je suis libre à nouveau.
Mes chevilles sont mieux tenues, parce qu’il m’est plus facile de les lier efficacement qu’il ne m’est possible de le faire de mes bras.
Un collier de cuir souple me sert pour les poignets : Je le ferme assez étroitement, puis je m’efforce d’y glisser les poignets l’un après l’autre. Le résultat n’est pas mauvais, et parfois quand les membres se sont un peu engourdis et gonflés de sang, il me faut quelques minutes pour me libérer.
Une fois même, j’ai du user d’un couteau que je suis allée prendre dans la cuisine et qu’à force de contorsions, j’ai réussi à faire entrer dans le cuir. A la fin j’étais fébrile.
Ce soir, j’ai envie d’essayer une autre position.
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Le plafond, chez moi, est fait de vieilles poutres de chêne, auxquelles sont vissés depuis l’éternité de solides crochets d’acier. Je fixe à l’un d’eux une poulie.
J’y passe un cordage qui pend jusqu’au sol de part et d’autre.
Je fixe à mes chevilles des bracelets de cuir larges et solides, auxquels sont accrochés de gros anneaux d’acier. Je passe les mêmes attaches à mes poignets, puis je monte sur un petit support haut de quelques trente centimètres.
A l’aide d’un émerillon, j’attache l’une des extrémités de cette corde aux anneaux d’acier de mes cheville, et l’autre extrémité à ceux de mes poignets que je tiens bras tendus au dessus de moi.
Je me laisse descendre de mon support que j’écarte d’un coup de pied.
Mes bras sont tirés brusquement vers le haut tandis que j’atterris sur la pointe des pieds.
Je reste ainsi quelques secondes.
Parce que j’ai envie de voir ce qui va se passer, je transfert mon poids sur le haut du corps et relève les jambes….Doucement d’abord, mais beaucoup plus violemment la seconde suivante, la corde coulisse dans la poulie et mes jambes se trouvent bientôt pointées vers le plafond tandis que je pends la tête en bas.
Je reste un long moment dans cette position. elle me fait penser à la proie conquise transportée à un pieu par des mangeurs d’hommes. Vais je pouvoir me détacher ? L’inquiétude me fait agir et je cherche à me redresser. Quand je tire sur mes bras, les pieds, qui sont plus légers, sont tirés vers le haut. La solution n’est pas là.
J’essaye d’attraper mes jambes, puis de là de redresser mon corps en me halant sur la corde qui est accrochée aux chevilles.
Celles ci redescendent jusqu’à terre.
Dressée sur la pointe des pieds je détache mes poignets et me libère.
Finalement c’était facile.
Je souffle un moment, et l’idée me vient bientôt d’essayer une autre position.
Je m’imagine qu’il serait excitant d’être à genoux, les jambes tirées vers le haut par la corde, de telle manière que les chevilles ne reposent pas sur le sol, et que les bras soient tirés en arrière le plus possible vers le haut.
Je m’attache debout, sans tendre les cordes outre mesure, et puis je m’agenouille.
les bras sont naturellement tirés vers le haut tandis que les jambes font contre poids.
Dieu sait pourquoi ni comment, je perds soudain l’équilibre.
Je me retrouve brusquement allongée sur le ventre, nez au tapis, jambes et bras fortement tirés en arrière, dos cambré, reins arqués.
Les liens tirent fort.
Je me rends compte tout de suite que cette nouvelle position va poser problème.
Sans attendre, j’essaye d’attraper mes chevilles pour tenter de retrouver l’équilibre précédent. Peine perdue. Tous mes efforts sont vains. Je m’épuise en tractions.
Je panique. Je suis seule dans la maison. Personne ne doit venir d’ici plusieurs jours.
Les liens tendus me blessent de plus en plus, et je sent que si je dois rester ainsi très longtemps mon calvaire sera monstrueux. Il faut que je trouve une solution. Je me calme.
Les tentatives de redressement m’ont épuisée et n’ont donné aucun résultat : il faut chercher autre chose.
J’essaye de détacher un des bracelets qui serre mes mains. Cela devrait être facile, mais dans la position dans laquelle je me trouve, avec la tension qui est exercée vers le haut sur les anneaux de ces bracelets, je n’y parviens pas.
Il faudrait pouvoir les resserrer plus fort le temps de faire sortir l’émerillon de la boucle, mais je n’y arrive pas.
Je tente de faire glisser le bracelet le long de mon poignet. Je soulage, en me contorsionnant, le poids de l’une de mes mains, puis de l’autre, millimètre après millimètre, je gagne ma liberté. L’espoir renaît.
Le temps s’allonge, l’effort est terriblement demandeur, mais je ne peux pas renoncer. J’ai l’impression d’arracher la peau de ma main, mais elle sort. C’estt une naissance, un accouchement douloureux.
La main est éjectée brusquement des derniers millimètres qui la retenaient. Je m’écroule, encore retenue par l’autre main. Je reste quelques minutes allongée ainsi à reprendre mes esprits avant de finir de me libérer.
Le soir de cette aventure, je me suis couchée en me promettant de ne plus jamais me mettre de nouveau dans une telle situation, …seule !
Comment ne pas faire seule ce genre de jeu dont je sens que je ne pourrais plus me passer ?
C’était un samedi, il était huit heures. Je me suis connectée pour la première fois sur un site de rencontres BDSM. J’ai cherché un pseudonyme, et finalement j’ai préféré reprendre partiellement mon prénom en me faisant reconnaître comme « Sylve ».
Quelle annonce donner pour mes fantasmes ?
J’ai décrit directement ce que je cherchais : « Jeune femme, mordue de bondage, cherche Maître, pour lui imposer ses liens ».
Quelques messages me sont parvenus, mais leurs rédacteurs cherchaient autre chose, et trouvaient surtout l’opportunité d’une relation sexuelle un peu épicée. Ils ne m’intéressaient pas.
Un échange m’avait amusé ce soir là : Une jeune femme envoyait des messages pour demander des conseils afin de torturer son homme qu'elle avait attaché et bâillonné. Nous avons dialogué longuement, et elle disait réaliser tout ce que je lui préconisais, à distance…J’avais plein d’imagination. A la fin le gars ne devait pas être beau à voir si elle l’avait réellement fait !
Ce n’est que plusieurs soirées d’essais plus tard que je suis tombée sur un contact qui m’a semblé plein de potentiel. C’était un homme d’une cinquantaine d’années qui habitait à moins d’une heure de chez moi.
Il se disait « Maître » et intéressé à me dresser avec force liens et séances de dressage. Nous avons échangé sur ce que nous attendions l’un et l’autre de l’échange. Il était apparemment ce que je recherchais depuis des semaines. Je lui ai demandé de m’appeler au téléphone pour que l’on se parle en directe, et je me suis déconnectée, impatiente.
Le téléphone a sonné.
J’ai décroché, et j’ai entendu tout de suite une voix profonde, douce et ferme à la fois, très séductrice, très convaincante. Il était neuf heures, il se proposait de venir dés ce soir me rencontrer. J’ai dit oui.
Il a promis de m’appeler dés qu’il serait arrivé sur place afin de que je le guide, et qu’il me donne les premières consignes.
J’ai attendu fébrilement, et j’ai occupé les minutes qui s’égrainaient en me refaisant une beauté. Je me suis changée deux fois.
Le téléphone a sonné. C’était lui !
Je lui ai donné avec précision le chemin de chez moi.
Il m’a demandé de me mettre nue, à genoux, la tête reposant sur mes mains près du sol, les fesses tournées vers la porte d'entrée que je devrais laisser entre ouverte. Je ne devais pas tenter de le regarder. Nous avons raccroché.
Je me suis déshabillée, entièrement comme il l’avait demandé, et je me suis installée près de la porte dans la position très indécente exigée. J’ai attendu.
Les minutes se sont écoulées, longues, et je me suis demandée s’il allait venir. J’ai triché un moment pour aller pousser le chauffage parce que la tension me glaçait. Je me suis remise en position, j’ai attendu.
Un frôlement de l’air sur ma peau, un léger bruit de la porte qui s’entre ouvre : Il est là.
Je n’ose pas bouger. J’attends.
Une main, très douce caresse ma croupe, il semble la jauger, comme un marchand de bestiaux.
Il glisse sous ma tête un foulard de soie et m’en couvre les yeux. Il le serre d’un nœud dans le cou. Il ne veux pas que je le vois sans doute ?
Il ne dit rien. Sa main continue de caresser ma peau, délicatement, mais sans pudeur .
Tout à coup je reçois un coup violent sur la fesse, suivi aussitôt d’un second sur l’autre.
J’ai été surprise, et je pousse un cri. Il redouble ses coups, et la main frappe bien à plat, de toutes ses forces, sur mes fesses.
Je maintiens avec peine ma position, mais je n’ose pas bouger.
Quand la fessée a pris fin après un temps interminable, j’ai sentis que ma peau était rouge vif des coups reçus, mais les caresses qu’il m’a données alors m’ont fait du bien.
Il m’a demandé de me redresser. Il a fixé à mes chevilles et aux poignets les bracelets de cuir que j’avais laissés à disposition, et il a rajouté un collier autour de mon cou auquel il a passé une laisse.
« a quatre pattes, vite fait ».Je me suis exécutée.
Il m’a fait tourner dans le salon, traînée en laisse, puis m’a sortie faire un tour du jardin. Dans mon propre jardin, nue, tenue en laisse ! J’étais très excitée.
Il m’a ramenée alors dans le salon, et m’a fait monter sur une table basse. Il a fixé mes poignets à chaque extrémité d’une barre de bois, et a attaché cette barre à l’aide de chaînes aux poutres du plafond. Il m’a forcée à étendre mes bras vers le haut autant que cela était possible.
Il a passé une corde autour de mes chevilles et il a fait aussi plusieurs tours sur le dessus des genoux. Je ne pouvais plus bouger.
Il m’a prise dans ses bras et m’a retirée de la table sur laquelle je reposais. Je ne tenais plus que sur la pointe d’un pied. Je n’arrivais même pas à mettre les deux sur le sol simultanément.
J’étais à sa merci. Il m’a imposé un bâillon. Je ne pouvais plus me plaindre, mais je n’en avais pas envie : J’étais heureuse.
Sans prévenir, il m’a assené à nouveau une série de fessées, bientôt relayée par un martinet qui est tombé sans mesure sur mes reins, mes fesses, les cuisses, le dos…Il semblait aimer revenir sur les mêmes zones, et les coups répétés devenaient vite insupportables. J’ai crié à travers le bâillon, mais il a semblé s’exciter d’avantage à m’entendre tenter de l’attendrir de ma douleur.
Il a cessé les coups aussi soudainement qu’il les avait commencés, et quelques douces caresses m’ont vite apporté un peu de réconfort.
Il m’a annoncé qu’il n’avait pas dîné, et qu’il allait s’absenter quelques temps pour trouver de quoi manger.
Il m’a laissée méditer sur la domination et la soumission, suspendue, bâillonnée, genoux et chevilles étroitement liés, ne soulageant mon poids qu’alternativement d’un pied puis de l’autre…
Il a été absent près de deux heures !
Quand il m’a libérée, enfin, j’étais épuisée. Je me suis écroulée à ses pieds, et il m’a encouragée d’une caresse, très douce, très langoureuse.
Avant de me quitter, il m’a fait allonger la poitrine sur ses genoux, et les fesses bien en place, il m’a donné une dernière fessée bien sonnée, pour son plaisir.
Quand il ma quitté, je me suis couchée épuisée, satisfaite, j’avais trouvé mon Maître.
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